PARCOUREZ LE CHEMIN DE CARÊME 2012…
‘‘N’ayez pas peur d’être des saints’’
nous dit Jean-Paul II
Mercredi des Cendres
(22 février)
Si nous relisons l’Évangile du jour des Cendres, nous sommes conduits par les exhortations de Jésus à ses disciples à vivre ce temps privilégié de la foi dans la vérité du cœur. Il s’agit d’abord de ne pas agir ou parler pour la galerie mais davantage par conviction intérieure: « Évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer… ». « Ne faites pas comme ceux qui se donnent en spectacle… Ton Père voit ce que tu fais dans le secret… » (Matthieu 6.1-18)
Les chrétiens entrent donc en carême. Cette traversée de quarante jours est un appel au renouvellement intérieur, appel au surgissement venu du creux même de notre faiblesse, brèche ouverte par l'Esprit Saint dans les murailles qui enserrent souvent notre vie quotidienne.
Le Carême n'est pas un temps mortifère mais une traversée qui conduit vers un plus grand bien. Que de traverses dans nos vies, prévues ou imprévues ! Que de passages difficiles ! Que d'obstacles dont nous sommes souvent responsables à force de mal gérer notre existence ! Mais toute renaissance est possible et chaque traversée porte ses germes de résurrection.
Le carême est une question de cœur et une démarche plus intérieure que spectaculaire. Quel est l’état de mon cœur ? Comment, concrètement, suis-je disciple de Celui qui nous a dit : « Aimez-vous comme je vous ai aimés… » ?
Ce temps qui revient chaque année nous permet de nous demander, avec plus d’intensité que d’habitude : Suis-je un vivant ? Est-ce que je suis témoin autour de moi de cette vie éternelle déjà commencée ?
Il n’est pas trop de ces cinq semaines, étant donné les rythmes parfois incontrôlables qui nous emportent, pour laisser le souffle de Dieu restructurer notre existence. Ce qui est parfois impossible à vues humaines ne l’est jamais pour lui…
Habillons nos cœurs, revêtons-nous déjà de la lumière pascale, quittons les basses eaux et les robes de tristesse, voici que Dieu nous appelle à débusquer en nos êtres fragiles toutes les ressources de la vie.
P. Jacques MARECHAL
1er dimanche de Carême
(26 février)
Dans la deuxième lecture - catéchèse de Saint Pierre sur le baptême chrétien - l’apôtre confirme que le sauvetage des eaux du déluge (1e lecture) est une image du baptême qui nous sauve maintenant.
On sait peu de choses sur les circonstances de la rédaction de cette lettre : on suppose qu’il s’agit d’une période de persécution, ce qui explique les encouragements prodigués à plusieurs reprises.
S’il fallait résumer le début de cette lettre, on pourrait dire : le Christ est mort une fois pour toutes. Reste à savoir comment nous entrons dans ce salut offert ? Pierre répond que c’est par le baptême.
Le baptême est comme Noé sortant à l’air libre après le déluge. A notre tour, sortant des eaux du baptême nous pouvons entrer dans la Nouvelle Alliance. Il suffit - dit-il - d’être prêts ‘‘à s’engager devant Dieu avec une conscience droite’’.
Il est clair que les tentations (Evangile) ont jalonné la vie de Jésus. Elles sont concentrées dans ce court récit de Marc.
Jésus a repoussé ces tentations par un NON net et sans compromission. En s’appuyant sur les Ecritures, Paul rappellera (2 Col) que le Christ n’a ‘‘pas été OUI et NON, mais il n’a jamais été que OUI’’. Triple NON aux trois tentations (les autres évangélistes que Marc), en réalité triple OUI au Père.
A la suite du CHRIST, les chrétiens sont invités à reformuler leur OUI de baptisés, à ‘‘évangéliser’’ leurs prières, leurs convictions et leurs engagements.
Le temps de CAREME devient alors un véritable parcours catéchuménal pour tous. Il s’agit de nous ‘‘replonger’’ dans la vérité et la force de notre baptême, de refaire les choix des baptisés : vivre en vrais fils de Dieu.
Abbé Maurice VIAL
Saint-Nicolas Infos du 19 février au 4 mars 2012
Comme chacun sait, nous sommes désormais entrés dans cette période où va se décider une grande partie de l’avenir de notre pays pour les cinq années à venir. Voici trois réflexions concernant la politique qu’il est bon de rappeler.
1 Il y a maintenant 40 ans que les évêques de France ont reconnu publiquement « le pluralisme des Chrétiens en politique »1.
- l’Église n’a pas à dire pour qui un Chrétien devrait voter mais en tenant compte de quoi il doit déterminer son choix.
2 Pluralisme ne veut pas dire désintérêt, loin de là. Se préoccuper de politique, se préoccuper des conditions dans lesquelles nous allons vivre ensemble en France et comment la France doit se situer dans le monde est une des principales exigences de la charité.
- Se préoccuper de politique est un devoir.
3 Dès l’automne dernier, les Évêques de France ont adressé un message à ce sujet et ont énuméré et argumenté toutes les questions sur lesquelles la foi nous donne des points de repères pour nous forger une opinion : tout en vous en donnant la liste, je vous y renvoie2.
- Un Chrétien vote en tenant compte non pas d’abord de ses intérêts personnels mais de l’intérêt de tous : le bien commun.
Mercredi, nous allons entrer en Carême : temps de conversion communautaire et personnelle, le Carême est è le temps privilégié pour vérifier que c’est bien la charité qui guide tous nos choix. Dans le cadre de notre effort de Carême, ce qui est dit en 3ème page de ce feuillet sur la faim dans le monde, va dans le même sens.
Jean GAUTHERON
1 C’était lors de l’assemblée plénière des évêques de France à l’automne 1972. Pour une pratiques chrétienne de la politique
2 sur internet, appeler : elections-un-vote-pour-quelle-societe
Vie naissante, Famille, Education, Jeunesse, Banlieues et cités, Environnement Economie et justice, Coopération internationale et immigration, Handicap, Fin de Vie, Patrimoine et culture, Europe, Laïcité et vie en société
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