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MEDITATIONS - REFLEXIONS

Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /2006 13:13
Dans la traduction actuelle du "Notre Père", comment comprendre : "Ne nous soumets pas à la tentation" ?
Cette traduction, qui fut proposée au lendemain du concile Vatican II par une commission liturgique oecuménique francophone après d’interminables discussions, ne fait toujours pas l’unanimité parmi les exégètes et les pasteurs (et aussi quelques simples fidèles qui réfléchissent !). Elle pourrait en effet laisser croire, ou bien que nous puissions être dispensés d’une tentation que Jésus a pourtant lui-même connue (Luc 4,1-13), ou bien que Dieu est responsable de la tentation qui mène au péché, idée que la Bible rejette catégoriquement. Déjà l’Ancien Testament affirmait : "Ne dis pas : C’est à cause du Seigneur que je me suis écarté, car ce qu’il déteste, il ne le fait pas" (Si 15,11) et St Jacques de renchérir : "Que nul, quand il est tenté, ne dise : Ma tentation vient de Dieu. Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne." (Jacques 1,13-14). "Traduire en un seul mot le terme grec est difficile", reconnaît le Catéchisme de l’Eglise catholique ; "il signifie 'ne permets pas d’entrer dans’, 'ne nous laisse pas succomber à la tentation’." (CEC 2846). D’aucuns, en s’appuyant sur l’araméen, suggèrent de traduire de façon assez littérale : "Ne nous laisse pas entrer en tentation", une expression que l’on retrouve dans l’exhortation parallèle de Jésus à Gethsémani : "Veillez et priez afin de ne pas entrer en tentation." (Mt 26,41)
Le latin, traduisant le grec à peu près littéralement, disait autrefois : “Ne nous induis pas (ne nous fais pas entrer) en tentation”. Le français interprétait : “Ne nous laisse pas succomber à la tentation”, ce qui avait l'avantage de ne pas mettre Dieu à l'origine de la tentation, honorant ainsi Jacques 1, 13-14 : "Que dans la tentation nul ne dise : "c'est Dieu qui me tente"; car Dieu est à l'abri des tentations du mal et lui-même ne tente personne. Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l'entraîne et le séduit."
On pourrait tout aussi bien dire à Dieu « et ne nous casse pas la jambe » ou « ne m’envoie pas tel ou tel malheur » ! Chacun est à même de comprendre le grotesque de cette phrase, et surtout ce que cela peut avoir de choquant sur le plan théologique… Car Dieu est Amour, et c’est Satan qui tente l’homme : on l’appelle d’ailleurs « le tentateur » dans la Bible (cf. Mt 4.3 Et, s'approchant, le tentateur lui dit : «Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains», et 1 Th 3.5 C'est pour cela que, n'y tenant plus, je l'ai envoyé s'informer de votre foi. Pourvu que déjà le Tentateur ne vous ait pas tentés et que notre labeur n'ait pas été rendu vain!).
En résumé, la formulation actuelle laisse notamment à penser d'une part que l'homme peut ne pas être soumis à l'épreuve et à la tentation et d'autre part que Dieu serait (le) tentateur. Et nous percevons aisément ce que ces deux propositions peuvent avoir d'erroné... et les raisons qui justifieraient l'abandon de la traduction œcuménique de 1966 de la 6ème demande, « ne nous soumets pas à la tentation ».
Par cfpsurf - Publié dans : MEDITATIONS - REFLEXIONS
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /2006 14:58
Présentation du Seigneur
le 2 février
Une fête de la lumière

      Le 2 février, quarante jours après Noël, l'Eglise célèbre la fête de la Présentation du Seigneur. L'évangéliste Luc nous rapporte la belle prière du vieillard Siméon tenant Jésus entre ses bras : "...Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple".
A cause de ces paroles, où Jésus est reconnu comme Lumière, cette fête s'appelle aussi la Chandeleur (fête des "chandelles", de la lumière). A l'église, la célébration commence par une bénédiction de cierges et une procession de la lumière.
A la maison aussi, nous célébrons le Christ notre Lumière : un chant (par exemple, Gloire à toi, Jésus Soleil, F 10-65), l'Evangile de la Présentation (Luc 2, 22-40), on allume des cierges, on dit ensemble une prière de louange, puis le Notre Père.

A la fin de ce temps de prière, chacun peut se diriger vers la table avec sa petite lumière. Un des parents dit une prière de bénédiction pour le repas avant de partager les traditionnelles crêpes.

 

les horaires des célébrations

 

Par Père Zdzislaw BRZEZINKA - Publié dans : MEDITATIONS - REFLEXIONS
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Jeudi 2 mars 2006 4 02 /03 /2006 15:19
L’homme est appelé à vivre dans l’état d’humilité que requiert sa singularité d’enfant de Dieu. En effet, nous voulons trop souvent nous élever au-dessus de notre nature pécheresse et oublions que nous devons suivre une fois pour toutes la voie qui conduit à l’effacement de notre moi pour que grandisse en nous Jésus Christ qui est « doux et humble de cœur. » ( Mt 11,29)
 
Le carême ne serait-il point le temps propice à une réflexion lucide sur notre condition d’homme et de chrétien humblement acceptée ?
 
Il ne s’agit point ici de quelque rejet de la personne humaine, comme s’il fallait que, pour que nous fussions grands aux yeux du Seigneur, nous nous méprisions et nous considérions comme d’infâmes individus sur qui il serait indécent que se posât le regard de Dieu.
 
Le jansénisme, quelque forme qu’il prenne, produit inévitablement l’effet contraire à la cause soutenue, savoir : le chrétien humilié est un homme incapable de confesser la toute-puissance de la grâce acquise en Jésus Christ, puisque, paradoxalement, il doit renoncer à sa vocation sublime qui est de participer activement à l’œuvre du Salut et de donner à sa personne tout l’éclat qui lui revient en Christ.
 
Pascal, qui fut fasciné par l’isolement superbe des Messieurs de Port-Royal, nous indique, ce me semble, la juste mesure pour qu’en nous l’homme ne soit point avili ; et le chrétien, déçu de valoir, en fin de compte, si peu aux yeux d’un Dieu dont l’Ecriture nous dit qu’il est Amour. ( 1 Jean 4, 8 ; 16)
  
Dans ses fameux discours sur « les grandeurs d’établissement », Pascal donne à un jeune duc une belle leçon de réalisme et donc d’humilité : les grandeurs d’établissement ne méritent que des « respects d’établissement ».
 
 «  Si vous êtes duc et honnête homme, lui dit-il, je rendrai ce que je dois à l’une et à l’autre de ces qualités… Mais si vous étiez duc sans être honnête homme, je vous ferais encore justice ; car en vous rendant les devoirs extérieurs que l’ordre des hommes a attachés à votre naissance, je ne manquerais pas d’avoir pour vous le mépris intérieur que mériterait la bassesse de votre esprit. » ( Second Discours)
 
 L’honnête homme est, selon la définition de La Rochefoucauld, « celui qui ne se pique de rien. » Ne se piquer de rien ou se renoncer ( : « faire une abnégation complète de soi-même », d’après Littré.) – encore que les deux verbes ne soient pas pleinement adéquats à la vérité que nous voulons exprimer ici – n’exige point que nous n’ayons aucune estime de nous-mêmes, mais que nous nous apprécions à notre juste valeur, celle d’hommes et de femmes crées par l’amour trinitaire et lavés dans le sang de Jésus Christ.
 
 
Christian Neumann
 
Par Père Christian NEUMANN, Curé - Publié dans : MEDITATIONS - REFLEXIONS
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 15:30
L'histoire de Jonathan, enfant de 8 ans, qui a priori n'a rien à apporter à Jésus à la crèche, et découvre les éléments de sa vie qu'il peut offrir.
 
En lisant, tel un conte de Noël, cette histoire de "Jonathan à la crèche", posons sur toute notre vie le regard de Jésus.
 
"Le petit Jonathan, huit ans, arriva avec les bergers à la crèche de Bethléem. Il regarda l’Entant et l'Enfant le regarda. Les larmes lui vinrent alors aux yeux­.
- Pourquoi tu pleures ? demanda Jésus.
- Parce ce que je ne t'ai rien apporté­
- Tu peux quand même m'offrir quelque chose, répondit Jésus.
 
Alors Jonathan devint rouge de joie et dit :
- Je veux bien t'offrir ce que j'ai de plus beau.
- Je voudrais trois choses de toi, dit Jésus.
 
Jonathan proposa tout de suite :
- Mon game-boy, mon train électrique et mon plus beau livre, celui avec plein d'images dedans.
- Non, dit Jésus, je n'ai pas besoin de tout ça. Ce n'est pas pour ça que je suis venu sur la terre.  Je voudrais tout autre chose de toi.
- Quoi donc ? demanda Jonathan. Il avait très envie de savoir.
- Offre-moi le dernier devoir que tu as fait à l'école, dit Jésus tout doucement pour que personne d'autre n'entende. Jonathan sursauta, il s'approcha tout près, tout près de la crèche et chuchota à son tour
- Mais écoute, Jésus, le maître, il a écrit dessus "insuffisant".
- C'est bien pour ça que je le veux !
- Ben pourquoi ? demanda Jonathan.
- Donne-moi toujours ce qui est classé "insuffisant" dans ta vie. Tu me le promets ?
- Ben, j'veux bien, répondit Jonathan.
- Je veux encore un deuxième cadeau, dit Jésus. Donne-moi ton bol du petit déjeuner.
- Mais je l'ai cassé ce matin !
- Apporte-moi ce que tu as cassé et ce qui est cassé dans ta vie, je le réparerai. Tu me donneras ça aussi ?
- Oui, je veux bien. Si tu veux ça, je te le donne aussi.­
- Et maintenant, mon troisième voeu, dit Jésus. Voilà, apporte-moi la réponse que tu as faite à ta mère quand elle t'a demandé comment ton bol s'était cassé.
 
Là, Jonathan a posé sa tête sur le bord de la crèche et il s'est mis à pleurer, mais à pleurer tout fort comme un petit garçon qui a un très gros chagrin.
- J'ai, j'ai, j'ai... Il avait du mal à parler.
- J'ai dit que le bol était tombé par terre et que c'était la faute de ma petite soeur, mais en vrai, c'est moi qui l'ai poussé de la table parce que j'étais en colère.
- Apporte-moi tous tes mensonges, tes jalousies, ta fierté, tout ce que tu penses avoir fait de méchant, dit Jésus. Et si tu viens avec tout ça vers moi, je te prendrai dans mes bras, je te consolerai et je t'aiderai. Je veux te libérer. Je t'accueille dans ta faiblesse, tes limites, ta fragilité. Tu veux bien accepter mon cadeau ?
 
Et Jonathan écouta et s'émerveilla. Il s'agenouilla, son coeur jubilait."
Par Webmaster Ludovic - Publié dans : MEDITATIONS - REFLEXIONS
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Jeudi 20 juillet 2006 4 20 /07 /2006 11:13
A L’HÔPITAL DU SEIGNEUR
 
Je suis allé à l’Hôpital du Seigneur pour faire un check-up de routine
et j'ai appris que j’étais malade.

Quand Jésus a pris ma tension, il constata qu’elle était basse de tendresse.
En prenant ma température,
le thermomètre marqua 40 degrés d’égoïsme.
 
Il fit un électrocardiogramme
et le diagnostic fut que je nécessitais un pontage d'Amour,
car mes veines étaient bloquées
par mon manque d'Ouverture de Cœur.

Dans le domaine orthopédique,
j'avais des difficultés pour marcher d'un côté à l'autre
et je n'arrivais pas à embrasser mes frères,
car à force de buter sur ma Vanité,
j'en avais des fractures aux bras.

J’etais myope, cela fut constaté parce que
je ne voyais pas au-delà des apparences.

Jésus me plaignit de ne pas pouvoir entendre.
La cause en était un bouchon
Provoqué par l'écoulement quotidien de paroles creuses.
 
Merci Seigneur, ta consultation ne m'a rien coûté, par ta miséricorde,
mais je promets, après avoir suivi ton traitement
et avoir reçu le billet de sortie de l'Hôpital, de n'utiliser que l’homéopathie,
par les remèdes naturels que tu m'as indiqués
et qui sont écrits dans le livre d'ordonnances de l’Evangile de Jésus-Christ.
 
 
Je prendrais, en me levant, un thé de Merci Seigneur.
En commençant le travail,
une cuillerée à soupe de Bonjour mes frères !
Et, d'heure en heure, un comprimé de patience
avec un demi-verre d'Humanité.
Ah, Seigneur ! En arrivant à la maison,
je prendrai une injection d'Amour.
Au coucher, deux capsules de conscience tranquille
Ainsi, Seigneur, j'en suis certain, je ne resterai pas malade
Je promets de prolonger ce traitement préventif toute ma vie
pour que, quand Tu m'appelleras, ce soit de mort naturelle.
 
Merci, Seigneur, et pardonne-moi d'avoir pris ton temps.

Ton patient éternel.
Par Webmaster Ludovic - Publié dans : MEDITATIONS - REFLEXIONS
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /2006 21:46
Dans la tourmente médiatique de ces derniers jours, qui a effectivement lu le fameux discours prononcé par Benoît XVI ?
Qui connaît les paroles qu’il a prononcées ?
Qui sait dans quel contexte tout cela s’est produit ?
Et pourtant combien de personnes ont déjà un avis sur la question, combien de personnes se sont déjà exprimées sur ce sujet, y compris publiquement !
Toutes ces questions (et les réponses qui s’y rapportent) devraient éclairer les passions qui se déchaînent contre le Pape et l’Eglise, dans une démarche intellectuellement honnête et une sincère recherche d’information ! Malheureusement, et une fois de plus, nous avons ici un instantané du monde dans lequel nous vivons ! Malheureusement, l’approche médiatique des sujets et des préoccupations de notre temps s’avère une fois de plus manipulatrice, malhonnête, insuffisante et mensongère, tout cela baptisé avec autant de culot que d’imposture du qualificatif d’« information » !
 
Que nous reste-t-il alors ? Essayons donc de nous faire nous-même une opinion…
 
Le discours du Pape a eu lieu le 12 septembre à l’université de Regensburg, lors de son voyage en Allemagne. Il s’adressait aux membres de cette université et le titre de son exposé (en allemand) est : « Foi et Raison ». Son discours est pour le moment uniquement disponible en allemand, anglais et italien sur le site Internet du Vatican. Ce long développement (6 pages !) est essentiellement basé sur les deux concepts qui en constituent le titre : la Foi et la Raison, et ce texte trouve toute sa place là où il a été prononcé : dans un milieu universitaire où les sciences humaines sont étudiées et approfondies. Ce n’est visiblement pas un « message » que le Saint-Père a voulu adresser aux hommes de notre temps. Au début de son discours, Benoît XVI rappelle tout d’abord que l’on ne peut convaincre à la Foi (aider à convertir) une personne que par un juste raisonnement, et certainement pas par la force (la violence). A l’appui de cette affirmation, il se réfère à une publication d’un certain Professeur Khoury au sujet d’un « dialogue » qui aurait été rédigé au 14ème siècle concernant les différences d’approche de la religion chrétienne et de la religion musulmane ; voici la traduction française de ce passage du discours de Benoît XVI :
 
« Tout ceci m’est revenu à l’esprit récemment, quand j'ai lu l'édition par le Professeur Théodore Khoury (Münster) d'une partie du dialogue échangé - peut-être en 1391 dans les casernes d'hiver près d'Ankara - entre l’érudit Empereur Byzantin Manuel II Paleologus et un Persan instruit, au sujet du christianisme et de l'Islam, et de la vérité des deux. C'était vraisemblablement l'empereur lui-même qui a rédigé ce dialogue, pendant le siège de Constantinople entre 1394 et 1402 ; et ceci expliquerait pourquoi ses arguments sont donnés plus en détail que ceux de son interlocuteur persan. Le dialogue s'étend largement au-dessus des bases de la foi contenues dans la bible et dans le Coran, et traite particulièrement de l'image de Dieu et de l'homme, tout en retournant nécessairement à plusieurs reprises au rapport entre - comme elles étaient appelées - « des trois Lois » ou « règles de vie » : l’Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Il n'est pas dans mes intentions d’aborder ce sujet dans la conférence actuelle ; je voudrais seulement revenir sur un point - lui-même plutôt marginal au dialogue dans l'ensemble - que, dans le contexte de la question de la « Foi et de la Raison », j'ai trouvé intéressant et qui peut servir de point de départ à mes réflexions sur cette question.
 
Dans la septième conversation (διάλεξις – controversia) éditée par professeur Khoury, l'Empereur aborde le sujet de la guerre sainte. L'empereur devait connaître ce que dit cette sourate 2, 256 : « Il n'y a aucune contrainte dans la religion ». Selon les experts, c'est l'une des sourates de la période précoce, lorsque Mohamed était encore impuissant et sous la menace. Mais naturellement l'Empereur connaissait également les instructions qui furent développées et enregistrées plus tard dans le Coran au sujet de la guerre sainte. Sans rentrer dans les détails, tels que la différence de traitement accordé à ceux qui ont le « Livre » et les « infidèles », il s'adresse à son interlocuteur avec une brusquerie effrayante sur la question centrale au sujet du rapport entre la religion et la violence en général, en disant : « Montrez-moi juste ce que Mohamed a apporté de nouveau, et là vous trouverez des choses uniquement mauvaises et inhumaines, comme son ordre de répandre par l'épée la foi qu'il a prêchée ». L'empereur, après s'être exprimé ainsi avec force, continue en expliquant en détail les raisons pour lesquelles la propagation de la foi par la violence est quelque chose de déraisonnable. La violence est incompatible avec la nature de Dieu et la nature de l'âme. « Dieu », dit-il, « n’aime pas le sang - et ne pas agir raisonnablement est contraire à la nature de Dieu. La foi naît de l'âme, pas du corps. Quiconque mène quelqu'un à la foi doit avoir la capacité de bien parler et de raisonner correctement, sans violence ni menaces… Pour convaincre une âme raisonnable, il n’y a pas besoin d’utiliser la force, des armes de quelque nature, ou aucun autre moyen de menaces de mort envers une personne… ».
 
L’énoncé décisif dans cet argument contre la conversion violente est ceci : ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. Le rédacteur, Théodore Khoury, observe : Pour l'Empereur, en tant que byzantin formé par la philosophie grecque, ce rapport est évident en soi. Mais pour l'enseignement musulman, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, même celle de la rationalité. Ici Khoury cite un travail du remarquable Islamiste français R. Arnaldez, qui précise qu'Ibn Hazn est allé jusqu’à déclarer que Dieu n'est même pas lié par sa propre parole, et que rien ne l'obligerait à nous indiquer la vérité. Si cela était la volonté de Dieu, nous devrions même pratiquer l'idolâtrie. »
 
Chacun d’entre nous peut voir ici que cet extrait du discours du Saint-Père (à peine une page sur un ensemble de 6 pages) n’a pas le caractère vindicatif personnel que les médias ont voulu lui donner, surtout si l’on se place dans le contexte et si l’on veut bien lire l’ensemble du texte… (Tout ceci serait parti d’un article du New York Time, paraît-il, mais même ceci n’a pu encore être vérifié !).
Par C. A. - Publié dans : MEDITATIONS - REFLEXIONS
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